Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 14:48

Qu’est ce qu’un anévrisme ?


Un anévrisme est une dilatation localisée sur le trajet d’une artère ; la paroi de celle-ci est amincie et fragile et il se produit une hernie à cause de la pression sanguine qui règne dans le vaisseau artériel.
Quelquefois, l’anévrisme se présente sous la forme d’une poche qui sera en communication avec la lumière de l’artère par un collet plus ou moins large. Il arrive que l’anévrisme contienne des caillots de sang.

Les causes d’apparition d’un anévrisme


Un anévrisme a souvent pour cause l’athérosclérose qui entraîne le dépôt de plaques d’athérome ; ces dépôts fragilisent la paroi artérielle. L’hypertension artérielle est un facteur aggravant un anévrisme : la tension trop élevée sollicite de façon anormale les parois des artères et en particulier là où il y a une déhiscence.
Un traumatisme, des malformations congénitales peuvent aussi être à l’origine d’un anévrisme. D’autres facteurs plus rares comme une septicémie peuvent entraîner l’apparition d’un anévrisme.
Par carbatra - Publié dans : pathologies vasculaires
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 15:11

(Québec) «Comment se fait-il qu'il n'existe pas de cancer du coeur alors que tous les autres organes internes semblent sujets à une forme ou une autre de cette maladie?» demande Paul-Henri Aubé, de Château-Richer.


En fait, explique John Kingsma, spécialiste de la physiologie du coeur de l'Université Laval, les cancers du coeur existent bel et bien, «mais ils sont très, très rares. Le peu de fois où ils apparaissent, on va souvent les voir dans le péricarde, qui est une sorte de sac élastique, ou d'enveloppe, qui entoure le coeur».

 

D'après le document Les tumeurs cardiaques primaires, du site www.cardiologieconferences.ca, les cancers qui affectent le plus fréquemment le coeur sont en fait des métastases, c'est-à-dire des morceaux d'une tumeur apparue ailleurs dans l'organisme qui se sont détachés de la «tumeur mère», ont voyagé dans le sang, puis se sont raccrochés à un autre endroit du corps. Les cancers qui apparaissent et se développent dans le coeur - les «tumeurs cardiaques primaires» - sont quant à elles 20 fois plus rares. On n'en trouverait, selon le document, que chez 0,1 % des défunts autopsiés.

 

 

Pour comprendre la cause de cette rareté, il faut d'abord s'attarder à ce qu'est, au juste, un cancer.

 

Quand, pour une raison ou pour une autre, le matériel génétique d'une cellule subit des dégâts, il peut arriver de deux choses l'une : ou bien la cellule meurt, ou bien elle parvient à rafistoler son ADN et à survivre. A priori, la seconde possibilité est plus souhaitable que la première, mais il demeure toujours possible, cependant, que la réparation soit imparfaite. Et comme l'ADN joue un rôle absolument fondamental dans le fonctionnement de la cellule, ces petits défauts peuvent, après des années, finir par la dérégler.

 

La cellule perdra alors les caractéristiques qui la rendaient utile pour l'organisme et au lieu de jouer son rôle, elle se mettra désormais à se reproduire de façon rapide et anarchique. Chacune des «cellules filles» engendrées adoptera le même genre de comportement, si bien qu'après un certain temps, cette «colonie» de cellules déréglées formera une masse plus ou moins grosse - c'est-à-dire une tumeur.

 

Or, explique M. Kingsma, les cellules cardiaques ont une caractéristique qui les immunise contre ce genre de dérives : elles sont incapables de se diviser.

 

Toutes les cellules de notre corps, comme on le sait, proviennent d'une poignée de cellules souches identiques, qui se différencient et se spécialisent pendant la grossesse. Au cours de ce processus, dit-il, plus une cellule se différencie des cellules souches, plus elle perd sa faculté de se diviser. Celles qui composent le muscle cardiaque font partie des plus différenciées, et ne se divisent tout simplement plus.

 

Si le péricarde demeure vulnérable, lui, «c'est parce qu'il n'est pas composé de cellules cardiaques, il est juste un tissu élastique» de cellules «normales», explique M. Kingsma. Une tumeur du péricarde peut devenir très problématique, précise-t-il, car, en grossissant, elle peut exercer une pression sur le coeur et lui nuire dans son travail.

 

Le cas des neurones

 

Notons qu'un autre type de cellules bien connu est dans la même situation que le muscle cardiaque : les neurones, qui sont eux aussi très «différenciés» et dont l'incapacité à se diviser est notoire. D'ailleurs, ce ne sont pas eux qui sont en cause dans le cancer du cerveau, mais d'autres cellules dont la tâche est de soutenir les neurones.

 

Cette immunité aux tumeurs ne vient toutefois pas sans inconvénient,remarquez, puisqu'elle implique que le tissu cardiaque et la matière grise ne guérissent pas bien. Comme on l'a découvert pour le cerveau, dit M. Kingsma, il est possible que le coeur abrite quelques cellules souches, même chez un adulte, «mais c'est encore mal démontré» et elles sont dans tous les cas très peu nombreuses. C'est la raison pour laquelle les dommages au coeur (et au cerveau) sont souvent permanents, et que les chirurgiens peuvent voir la cicatrice laissée par un infarctus, même léger, des années après l'incident.




apparement les cancers du coeur d sont très rares est-ce qu'on les traite quand même ??

Par carbatra - Publié dans : tumeurs
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 17:50

ANEVRISME

Un anévrisme est un point faible de la paroi d'un vaisseau sanguin, plus couramment d'une artère. La pression sanguine tend à pousser la section affaiblie d'une paroi artérielle vers l'extérieur, formant une saillie similaire à un ballon. Cette affection n'est pas en soi particulièrement dangereuse, mais l'artère est susceptible de se rompre. Une rupture d'anévrisme provoque un éclatement de l'artère et un saignement incontrôlable, ce qui peut être fatal.

Les anévrismes peuvent se former à différents endroits du système artériel. Le type le plus courant d'anévrisme est celui de l'aorte abdominale (AAA). L'aorte, la plus grande artère du corps, achemine le sang du cœur à chacun des organes, sauf aux poumons. Elle part du cœur et se dirige vers le haut dans le thorax, puis forme un coude en U et descend le long de la colonne vertébrale, passant du thorax à l'abdomen. Plusieurs branchements quittent l'aorte au niveau de l'abdomen, allant vers les reins, le foie et les intestins. Ces points de branchements sont les emplacements de choix pour la formation d' anévrismes. l'

Les autres emplacements sujets aux anévrismes sont :

  • le cerveau - le type le plus courant d'anévrisme cérébral est appelé un anévrisme ampullaire
  • le thorax (la poitrine) - anévrisme de l'aorte thoracique
  • dans le thorax, le sous-type d'anévrisme le plus courant est l'anévrisme de l'aorte ascendante (entre le cœur et le coude en U)

Les anévrismes ont tendance à se produire chez les hommes blancs d'age mûr; le risque est moindre chez les femmes. Les noirs présentent rarement un anévrisme. Avant l'âge de 80 ans, plus de 5 % des hommes blancs ont développé un anévrisme. 

Environ 44 % des décès par anévrisme sont dus à un accident vasculaire cérébral hémorragique (appelé aussi hémorragie sous-arachnoïdienne) résultant d'un anévrisme cérébral. Parmis les autres décès, 22 % sont dus à des anévrismes thoraciques et le tiers restant, à des anévrismes abdominaux.

Causes

Les anévrismes peuvent avoir une composante héréditaire. Les anévrismes de l'aorte ascendante et les anévrismes ampullaires ont une tendance familiale particulièrement importante. Les hommes issus de telles familles risquent davantage d'être touchés que les femmes. Les scientifiques n'ont pas encore trouvé les gènes responsables chez l'être humain, bien qu'ils en aient découvert quelques-uns chez la souris.

Environ la moitié des personnes ayant un anévrisme de l'aorte ascendante sont nées avec des malformations connues sous le nom de syndrome de Marfan. Ces personnes sont exceptionnellement grandes et ont de longs membres (on pense qu'Abraham Lincoln avait le syndrome de Marfan). Elles ont également une faiblesse dans la paroi aortique, juste à l'endroit où l'aorte quitte le sommet du cœur.

 

Les médecins parlent aussi d'anévrismes mycosiques et d'anévrismes athérosclérotiques. Les anévrismes mycosiques sont provoqués par une bactérie ou un champignon. Ces organismes peuvent presque tous endommager les artères, mais il faudrait pour cela une infection très profonde et grave. Les organismes responsables de la salmonellose et de la syphilis semblent tous deux avoir une affinité particulière pour les parois artérielles.

Les anévrismes athérosclérotiques sont liés au processus qui provoque la maladie coronarienne - soit l'augmentation de dépôts gras sur la paroi interne des artères. En réalité, ce n'est pas si simple. Même la personne atteinte d'une athérosclérose grave peut ne pas développer d'anévrisme si elle n'a pas de prédisposition génétique.

 

Néanmoins, l'hypertension artérielle, un taux élevé de cholestérol, la sédentarité, le tabagisme et l'obésité, qui sont des facteurs de risque des maladies coronariennes, sont aussi des facteurs de risque de l'anévrisme. Les anévrismes graves sont probablement dus à l'association de facteurs génétiques et d'une mauvaise santé cardiovasculaire.

À l'occasion, les anévrismes se développent là où les blessures par coup de couteau ou par balle ont perforé une artère.

Symptômes et Complications

Généralement, les anévrismes ne provoquent pas de douleur. Ils sont habituellement détectés par hasard lors d'un examen d'imagerie. Un anévrisme cérébral, thoracique ou abdominal sera plus probablement détecté s'il a grossi suffisamment pour exercer une pression contre un tissu contenant des terminaisons nerveuses. Malheureusement, cela signifie que l'anévrisme a grossi récemment et que l'alerte est donnée avec du retard. Les anévrismes qui grossissent rapidement sont ceux qui sont les plus susceptibles de se rompre. Souvent, même les gros anévrismes ne causent aucun symptôme.

Les anévrismes cérébraux provoquent occasionnellement quelques-uns de ces symptômes quand ils commencent à se dilater :

  • graves céphalées dues à un saignement mineur
  • vision double
  • perte de la vision
  • tremblements ou mouvement incontrôlable d'un oeil ou d'une paupière
  • strabisme
  • douleur faciale

Dans le cas des anévrismes thoraciques, les symptômes sont rares, mais peuvent comprendre :

  • une douleur thoracique, une douleur au niveau de la partie supérieure du dos, ou les deux
  • une respiration sifflante
  • des crachats teintés de sang
  • un enrouement
  • une difficulté de déglutition
  • le syndrome de Horner - abaissement de la paupière, absence de sudation d'un côté du visage

Les anévrismes abdominaux produisent généralement des symptômes qui se traduisent par :

  • une pulsation dans l'abdomen
  • une douleur dans la partie supérieure de l'abdomen, une vive douleur au niveau de la partie inférieure du dos, ou les deux

La rupture d'un anévrisme abdominal cause une douleur et une sensibilité intenses dans la région de l'estomac ou le bas du dos. L'anévrisme thoracique provoque une douleur atroce dans la partie supérieure du thorax, qui se propage au dos et parfois au tronc. La perte de sang et la défaillance d'organes vitaux tels que les reins peuvent avoir des conséquences fatales en cas d'anévrisme thoracique ou abdominal. La rupture d'un anévrisme cérébral provoque un accident vasculaire cérébral hémorragique, accompagné de tous ses symptômes.

Diagnostic

Vous pourriez parfois ressentir des symptômes qui alertent le médecin de la possibilité d'un anévrisme. Le médecin peut aussi sentir les pulsations des plus gros anévrismes abdominaux lors de la palpation de la partie supérieure de l'abdomen. ou entendre des souffles à l'aide du stéthoscope Dans un cas comme dans l'autre, le médecin prescrira des examens. L'échographie, l'imagerie par résonance magnétique (IRM) des artères (ARM) et la tomodensitométrie (TDM) permettent toutes de localiser les anévrismes.

Traitement

Si l'anévrisme est découvert lorsqu'il est encore petit et qu'il n'y a aucun symptôme, votre médecin décidera généralement d'attendre et d'en surveiller l'évolution. Cela inclut un examen physique régulier et des examens pour visualiser l'anévrisme tous les six à douze mois.

Le traitement principal d'une rupture d'anévrisme est une intervention chirurgicale d'urgence. L'anévrisme est généralement remplacé par un greffon synthétique ou fermé au moyen d'une agrafe. Dans le cas d'un anévrisme mycosique, le traitement consiste en une antibiothérapie suivie de l'ablation de l'anévrisme.

L'intervention chirurgicale est beaucoup moins dangereuse si l'anévrisme ne s'est pas encore rompu.

Les anévrismes en dessous d'une certaine taille (la taille dépend de l'emplacement) se rompent rarement. Les anévrismes abdominaux de plus de 5,5 cm et les anévrismes thoraciques de plus de 6 cm de diamètre présentent un risque réel de rupture, et l'ablation chirurgicale représente le meilleur traitement. La réparation chirurgicale d'un anévrisme est une intervention majeure et nécessite une incision. Dans certains cas, les chirurgiens utilisent de nouvelles techniques qui permettent de réparer l'anévrisme sans pratiquer d'incision importante; l'abord se fait par l'intérieur de l'artère (approche endovasculaire).

Quel que soit votre profil génétique, vous pouvez réduire votre risque d'anévrisme et de rupture en :

  • arrêtant de fumer
  • faisant de l'exercice
  • perdant du poids
  • mangeant moins de sel
  • mangeant des légumes vert foncé
  • prenant des suppléments de potassium (si cela est approprié et recommandé par un médecin)

Un antihypertenseur, le propranolol, et d'autres types de bêtabloquants peuvent être employés pour réduire le risque de dilatation et de rupture lorsqu'un anévrisme a été détecté.


Par carbatra - Publié dans : pathologies vasculaires
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 18:11

Définition

Un infarctus du myocarde (muscle cardiaque) correspond à la destruction d'une partie plus ou moins importante du muscle cardiaque suite à l'oblitération par une thrombose (formation d'un caillot) d'une artère coronaire permettant habituellement l'irrigation (flux coronarien) du myocarde. Cette affection, appelée nécrose ischémique, touche environ 180 000 à 200 000 personnes par an en France.

L'infarctus du myocarde atteint plus souvent les hommes que les femmes et généralement avant 60 ans. Le taux de mortalité est d'environ 5 à 8 %. Le terme infarcissement quant à lui (en anglais infarction) désigne la formation d'un infarctus dans un organe. L'infarcissement désigne le territoire qui est normalement irrigué par le sang et où l'on constate un arrêt de cet apport sanguin par la circulation. Si à la suite de la mort de ce tissu une infection microbienne n'intervient pas tout de suite (phénomène septique), on assiste à une infiltration du tissu en question par une collection de sang. En ce qui concerne le myocarde (le muscle cardiaque) la nécrose (mort) secondaire à l'absence d'oxygénation des cellules composant ce muscle aboutit à la libération dans le sang d'enzymes qui à leur tour détruisent les tissus proches de la lésion. Ces enzymes sont d'ailleurs dosées dans le sang du patient. Selon la localisation de l'occlusion sur telle ou telle artère coronaire, l'infarctus se situera dans une zone différente du myocarde. Certains patients présentent un infarctus sous-endocardique transmural c'est-à-dire allant de l'endocarde (couche recouvrant l'intérieur du cœur) à l'épicarde (couche la plus externe du myocarde).

Paradoxalement, ce phénomène explique qu'un jeune individu sédentaire aura tendance à présenter un infarctus plus sévère qu'un sujet plus âgé mais actif. L'infarctus n'est véritablement observable (c'est-à-dire macroscopiquement) que 10 à 15 heures après sa survenue. Dans ce cas, le myocarde apparaît moins rose, augmenté de volume (œdématié) le premier jour. Par la suite, c'est-à-dire 3 à 4 jours après la survenue de l'infarcissement, on constate qu'il devient hémorragique. Les semaines suivantes, on observe une rétraction des tissus qui se colorent, ou plus précisément se pigmentent. Enfin, apparaît une « cicatrice » de coloration blanchâtre seulement 8 à 10 semaines après la fin du processus de destruction intéressant une partie du myocarde.

Anatomiquement et fonctionnellement parlant, c'est-à-dire sur l'ensemble du cœur, l'infarctus du myocarde est à l'origine d'un mauvais fonctionnement du ventricule gauche proportionnellement à la masse du myocarde qui est nécrosée.

Le débit de la pompe cardiaque proprement dite et la quantité de sang qui est éjecté à partir du ventricule gauche s'abaissent. Parallèlement, la tension artérielle diminue et la quantité de sang entrant dans le cœur au moment de la diastole du ventricule gauche augmente, et avec elle, augmente la pression à l'intérieur des oreillettes gauches et la pression à l'intérieur des vaisseaux pulmonaires. Bien entendu, cette pression capillaire pulmonaire est moins importante dans les petits infarctus que dans les infarctus graves. Si l'on s'approche d'une zone atteinte par l'infarctus, on s'aperçoit que celle-ci possède une certaine capacité à s'améliorer spontanément ou à récupérer à condition qu'une certaine revascularisation survienne assez tôt. À l'inverse, quand la destruction d'une zone du myocarde est totale et irréversible, il est impossible d'envisager de retrouver une fonction de cette zone myocardique lésée. Grâce à certaines techniques et plus spécifiquement à l'échographie de stress ou à des techniques faisant appel à des isotopes tels que la scintigraphie myocardique, l'I.R.M. utilisant un produit de contraste ou la tomographie par émission de positrons ou PET, il est possible de mettre en évidence au sein d'un territoire ayant perdu une certaine fonction (acinésie) une possibilité de viabilité nouvelle ou si l'on préfère un quasi-retour à la normale.

Causes

Les causes de l'infarctus du myocarde sont multiples (liste non exhaustive) :
  • Existence d'une plaque d'athérome (dépôts de cholestérol) correspondant à la lésion de la paroi interne des artères coronaires (artères irriguant le myocarde). Ce mécanisme est à l'origine d'une thrombose.
  • Spasme d'une coronaire survenant de manière prolongée
  • Hypertension artérielle (tension artérielle trop élevée)
  • Sédentarité
  • Tabagisme important
  • Hypercholestérolémie (taux de cholestérol supérieur à 2,40 g par litre de sang)
  • Diabète (taux élevé de sucre dans le sang)
  • Stress
  • Surmenage
  • Maladie affectant la petite circulation coronarienne
  • Mauvaise interprétation d'une coronarographie
  • Plus rarement, il peut s'agir d'une embolie (survenue d'un caillot sanguin par trouble de la coagulation) coronarienne, d'une sténose (rétrécissement) de l'orifice mitral ou aortique, d'une sténose secondaire à la syphilis ou à l'athérome, d'une sténose des orifices des coronaires

Symptômes

Généralement, l'infarctus du myocarde survient après un laps de temps durant lequel le sujet souffre d'angine de poitrine (angor). Autrement dit, dans les jours ou les semaines précédant l'infarctus, il est quelquefois possible d'observer chez un patient une aggravation de l'angine de poitrine quand celle-ci existe.
L'angine de poitrine est une manifestation clinique faite de douleurs oppressantes dans la poitrine et de gêne respiratoire survenant le plus souvent à l'effort ou au froid et régressant spontanément lors du repos. Elle est liée à un rétrecissement localisé d'une ou plusieurs artères coronaires. Des explorations complémentaires peuvent être pratiquées à ce stade pour éviter le passage à l'IDM (coronarogaphie, test d'effort, IRM de stress...). Si la douleur persiste on peut passer au stade ultime qui est l'infarctus du myocarde.
Les localisations classiques décrites habituellement dans la littérature, telles que la douleur dans la poitrine, à la mâchoire, dans les bras ou les poignets ne sont pas systématiquement présentes. Il peut s'agir simplement de rots à répétition, de hoquet, d'impression d'indigestion, quelquefois de maux de tête, d'agitation, d'hémiplégie, etc.
Plus classiquement, le patient se plaint d'une difficulté à respirer et d'une certaine forme d'asthénie (fatigue plus ou moins importante, en tout cas inhabituelle).
Les douleurs qualifiées de précordiales ou rétrosternales (le patient appuie son poing fermé sur le thorax pour décrire sa douleur) sont le plus souvent accompagnées d'anxiété, de sueurs froides, de vomissements ou de nausées, et quelquefois d'agitation. Elles surviennent généralement sans qu'il existe d'antécédents cardio-vasculaires connus. Néanmoins, la durée de l'infarctus est plus importante, puisque supérieure, que celle de l'angine de poitrine, le plus souvent à une demi-heure.

COMMENT FAIRE LE DIAGNOSTIC D'UN INFARCTUS DU MYOCARDE ?

1 - Par l'examen clinique réalisé par le médecin


La tension artérielle est d'abord élevée et s'abaisse par la suite à des valeurs inférieures à la normale du sujet. Une tachycardie est fréquente au début.

Mais c'est surtout la douleur dans la poitrine qui oriente le médecin qui fera très rapidement réaliser un électrocardiogramme.


2 - L'électrocardiogramme


a- Succession des signes de l'électrocardiogramme


 

Electrocardiogramme d'un infarctus en voie de constitution. Noter l'aspect en dôme du signal électrique, caractéristique.


b- Diagnostic de la localisation de l'infarctus

Selon la localisation de l'artère du cœur qui est bouchée, il existe grossièrement 3 topographies d'infarctus du myocarde :
  • les infarctus antérieurs
  • les infarctus inférieurs
  • les infarctus de la paroi latérale du cœur
L'association d'une douleur de la poitrine et de modifications caractéristiques de l'électrocardiogramme suffisent à poser le diagnostic (90% de fiabilité) d'infarctus du myocarde et a entreprendre le transport immédiat du patient vers une unité de soins intensifs de cardiologie.


On peut également détecter un infarctus par des tests biologiques, notamment grâce à l'activité des enzymes cardiaques.

Traitement

Le traitement se fait en service de réanimation à l'hôpital tout d'abord par l'utilisation de thrombolytiques (médicaments servant à dissoudre le caillot en injectant une substance qui vise à détruire le caillot : la streptokinase). Ce médicament doit être utilisé jusqu'à 6 heures après infarctus, en effet son efficacité est d'autant plus élevée qu'il est utilisé tôt. Il semblerait néanmoins qu'ils soit également efficace quand l'infarctus est traité tardivement.
Les autres médicaments utilisés sont (liste non exhaustive) :
  • Les anticoagulants, aspirine (de 160mg à 325mg/j) et les héparines surtout celles de bas poids moléculaires (HBPM).
  • Les anti-agrégants plaquettaires dont certains très puissants peuvent être utilisés en urgence
  • Les bêtabloquants (médicaments réduisant la tension artérielle et entraînant un ralentissement du rythme cardiaque).
  • La trinitrine en injection intraveineuse.
  • Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IEC)

Il est généralement nécessaire d'effectuer un séjour en maison de repos parfois pendant une longue période.

Dans certains cas il est pratiqué une angioplastie transcutanée. Cette technique est uniquement utilisée pour les rétrécissements localisés et pour une obstruction partielle consiste à introduire un ballonnet à travers la peau et à le pousser dans la circulation artérielle jusqu'aux coronaires. Le gonflement du ballon entraîne une dilatation du ballonnet et celle de l'artère coronaire. La sonde et le ballonnet sont par la suite retirés une fois que la dilatation coronarienne a été obtenue.

La mise en place d'un stent est quelquefois nécessaire. Le stent est une sorte de ressort ou de tuteur que l'on place à l'intérieur de la coronaire, permettant à celle-ci de retrouver un calibre presque normal.

Le pontage aortocoronarien consiste à effectuer la greffe d'un fragment de veine ou d'artère placé entre l'aorte et l'artère coronaire située après l'obstruction.


Par carbatra - Publié dans : infarctus
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 15:40
 Occlusion arterielle péripherique aiguë

Les artères périphériques peuvent être occluses de façon aiguë par un thrombus (caillot qui retient les globules et les plaquettes), un embole ou une dissection de l'aorte.

Symptomes


L'occlusion artérielle périphérique aiguë peut résulter de la rupture et de la thrombose d'une plaque d'athérosclérose, d'un embole d'origine cardiaque ou venant de l'aorte thoracique ou abdominale ou d'une dissection aortique.
La symptomatologie correspond à l'apparition brutale des signes d'ischémie aiguë suivant :
  • Une douleur sévère
  • Une sensation de froideur
  • Des paresthésies (voire une anesthésie)
  • La pâleur du membre
  • Abolition des pouls
L'occlusion peut être grossièrement localisée à la bifurcation artérielle, juste en aval du dernier pouls palpable (par exemple à la bifurcation de l'artère fémorale commune lorsque le pouls fémoral est palpable ; à la bifurcation poplitée lorsque le pouls poplité est le dernier palpable). Dans les cas graves, il peut y avoir une perte de la fonction motrice. Après 6-8 heures, les muscles peuvent être hypersensibles à la palpation.

Diagnosctic

Le diagnostic est clinique. Une artériographie en urgence est nécessaire pour confirmer la topographie de l'occlusion, identifier les flux collatéraux et guider le traitement. Le traitement consiste en une embolectomie (par cathétérisme ou par voie chirurgicale), une thrombolyse ou un pontage (petit pont dans l'artère pour contourner l'occlusion).

Traitement

Le traitement thrombolytique, en particulier lorsqu'il est administré in situ par cathétérisme séléctif, est efficace surtout pour les occlusion artérielles recentes de moins de deux semaines. L'activateur tissulaire du plasminogène (protéine t-PA) et l'urokanase (protéine) sont les plus souvent utilisées. Le cathéter est guidé dans la zone occluse, et l'agent thrombolytique est administré à une posologie adaptée à la taille du patient et à l'étendue de la thrombose. Le traitement est générallement poursuivi pendant 4-24 heures, en fonction de la gravité de l'ischémie et des signes de thrombolyse (le soulagement des symptomes et la réapparitions des pouls ou une amélioration du flux sanguin prouvée par l'écho-doppler). Environ 20-30% des patients qui présentent une occlusion artérielle aiguë nécéssite une amputation dans les 30 premiers jours.
Par carbatra - Publié dans : pathologies vasculaires
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